Baisse du QI chez les patients infectés

Les personnes contaminées auraient un déficit de mémoire et plus de mal à résoudre des problèmes.


  •  Publié le 08.08.2021 à 10h30


L’ESSENTIEL

  • Ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés.
  • Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées.

La Covid-19 n’épargne pas le cerveau des patients contaminés. C’est notamment parce que le virus affecte les neurones qu’il provoque la perte d’odorat, des maux de tête ou encore des AVC. Dans une nouvelle étude, parue le 22 juillet dernier dans la revue The Lancet, des chercheurs britanniques suggèrent qu’une infection entraîne même une baisse du QI.

Un QI à long terme endommagé

Les chercheurs ont testé le QI de 81 337 britanniques entre les mois de janvier et de décembre 2020. Parmi les participants, environ 13 000 ont contracté la Covid-19. Pour tester le quotient intellectuel des volontaires, les scientifiques leur ont fait passer des examens pour évaluer leur mémoire, leur raisonnement et leur capacité à résoudre des problèmes. Ce test, de trente minutes, est disponible directement en ligne.

Les résultats ont montré que ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés. Les auteurs de l’étude ont déclaré que davantage de travail devait être fait pour prouver le lien entre Covid et l’intelligence, car la plupart des gens n’avaient pas fait tester leur QI avant d’avoir le virus. Cependant, ils ont effectué des imageries cérébrales permettant de soutenir l’hypothèse selon laquelle le QI à long terme d’une personne peut être endommagé par Covid. 

Un déficit important chez les patients hospitalisés

Cette découverte fait craindre que la Covid-19 puisse avoir des impacts cognitifs à long terme, de la même manière que les effets durables des accidents vasculaires cérébraux ou des micro-hémorragies sur le cerveau. “Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées, affirment les chercheurs. Des études antérieures chez des patients hospitalisés atteints d’une maladie respiratoire démontrent non seulement des déficits cognitifs objectifs et subjectifs, mais suggèrent qu’ils subsistent pour certains lors d’un suivi de cinq ans.”

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2589-5370%2821%2900324-2

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/36998-Covid-19-baisse-QI-personnes-infectees

Mémoire à court terme

Qu’est-ce que la Mémoire à court-terme?

La Mémoire à court-terme (MCT) peut être définie comme le mécanisme de mémoire qui nous permet de retenir une quantité d’information limitée durant une courte durée. La Mémoire à court-terme retient de manière temporaire une information analysée, aussi bien si celle-ci est effacée ou envoyée à la mémoire à long terme. Par delà, la mémoire à court-terme a deux propriétés principale : une capacité limité et une durée déterminée.

  • Capacité de la mémoire à court-terme : Si on vous demande de mémoriser une série de 10 chiffres, il est fort probable que vous ne vous souveniez que de 5 à 9 chiffres. C’est dû au fait que la quantité d’information que peut retenir la mémoire à court-terme est de 7 éléments, et peut varié de 2 de moins à 2 de plus. Naturellement, la capacité de la MCT est légèrement variable, c’est pourquoi il existe des personnes qui ont une capacité plus grande ou plus petite. La quantité d’information peut également varier selon le matériel que vous devez mémoriser (elle peut être affectée selon la longueur des mots, l’importance émotionelle des stimuli…). Par ailleurs, si l’information est regroupée, la quantité d’élèments que nous pouvons mémoriser augmente. Par exemple, au moment de mémoriser un numéro de téléphone, nous pouvons regrouper les numéros par deux ou trois.
  • Durée de la mémoire à court-terme : La durée que nous pouvons retenir les numéros ou l’information n’est pas indéterminée. Notre mémoire à court-terme peut retenir l’information jusqu’à 30 secondes. Cependant, nous pouvons allonger la durée que l’information se trouve dans notre MCT si nous répétons sans nous arrêter cette dernière ou si nous lui donnons un sens (par exemple, identifier comme le numéro Pi l’ensemble des numéros “3 – 1 – 4 – 1 – 5 – 9…”).

La Mémoire à court-terme agit comme une des portes d’accès à la mémoire à long terme, ou comme un « entrepôt » qui nous permet de retenir des informations dont nous n’aurons pas besoin dans le futur, mais dont nous avons besoin à ce moment précis. Par conséquent, l’endommagement de la MCT peut rendre plus difficile l’acquisition de nouveaux souvenirs pour la mémoire à long terme.

S’il existe des dommages exclusivement au niveau de la mémoire à court-terme, nous perdrons la capacité à retenir des informations durant le bref instant où nous utilisons cette capacité. Par delà, nous ne pourrons pas comprendre des phrases longues et par conséquent perdrons le fil de la conversation.

La mémoire à court-terme et sa relation avec d’autres types de mémoire

Lorsque nous parlons de mémoire, nous avons tendance à penser aux souvenirs et à notre expérience, cependant la mémoire regroupe beaucoup plus de procédés. Généralement, nous distinguons quatre mécanisme de mémoire qui sont relativement indépendants les uns des autres :

  • Mémoire sensorielle: Elle retient, durant un très court instant, les stimuli sensoriels qui ont déjà disparu, pour les traiter et les envoyer à la MCT.
  • Mémoire à court-terme (MCT): Elle retient une quantité d’informations limitée durant une courte durée.
  • Mémoire de travail: C’est un processus actif qui permet de manipuler et de travailler avec l’information retenue dans la MCT.
  • Mémoire à long terme (MLT): Elle retient une quantité virtuellement infinie d’informations, dont une partie provient de la MCT, et ceci durant une durée indéterminée.

Par delà, l’information peut passer par différentes étapes jusqu’au moment où elle est finalement stockée ou oubliée:

  • Nous percevons l’information, qui passe à travers la mémoire sensorielle (nos sens).
  • A partir de là, elle arrive à notre mémoire à court-terme, où elle est retenue durant un court instant.
  • Il arrive que l’information doive être manipulée (ordonnée, par exemple), c’est là qu’intervient notre mémoire de travail. Cette étape n’est pas toujours systématique.
  • Lors de la dernière étape, notre cerveau doit décider si l’information est pertinente et doit être retenue ou si elle n’a pas d’importance et doit être oubliée. Si l’information est importante, le souvenir sera stocké dans notre mémoire à long terme.

Par ailleurs, si la mémoire à court-terme se voyait endommagée, cela affecterait les systèmes de mémoire qui dépendent de celle-ci, comme la mémoire de travail et la mémoire à long terme. Si nous ne sommes pas capable de retenir des informations dans la mémoire à court-terme, la mémoire de travail ne pourra pas utiliser ladite information. Par rapport à la mémoire à long terme, la génération de nouveaux souvenirs se verrait affectée, étant donné que le passage de l’information de la MCT à la MLT serait endommagé. Toutefois, il serait possible de récupérer des souvenirs d’ores et déjà formés de la mémoire à long terme.

Exemples de mémoire à court-terme

  • Pour comprendre une phrase longue lors d’une conversation, vous avez besoin de vous souvenir du début de la phrase pour comprendre la fin de celle-ci. La mémoire à court-terme nous permet de retenir temporairement le début d’une phrase. Une fois que nous avons compris l’information, nous n’avons plus besoin de mémoriser le début de la phrase, c’est pourquoi nous oublions les mots précis utilisés.
  • Lorsque nous lisons, notre mémoire à court-terme agit de manière identique à l’exemple présenté antérieurement. Nous avons besoin de retenir le début d’une phrase écrite pour comprendre la fin. Une phrase longue et complexe sera beaucoup plus difficile à comprendre qu’une phrase courte et simple. Par delà, dans le secteur scolaire, il est très important d’avoir une bonne mémoire à court-terme, car celle-ci est essentielle pour une bonne compréhension de ce que nous lisons, ce qui est fondamentale pour avoir de bons résultats académiques.
  • Lorsque quelqu’un nous donne un numéro de téléphone, le temps qui passe entre le moment où nous écoutons le numéro et où nous prenons note de celui-ci, nous utilisons notre mémoire à court-terme.
  • De manière générale, les processus de création de souvenirs à long terme requiert au préalable l’utilisation de la mémoire à court-terme. Par conséquent, lorsque nous essayons d’apprendre une leçon, mémoriser un mot de passe ou encore des vers d’un poème, nous utilisons notre mémoire à court-terme.

Pathologies et troubles associés à la mémoire à court-terme

Si les différents types de mémoire n’étaient pas indépendants, si l’un d’entre eux était défecteux, il le serait tous. Heureusement, le cerveau dédit différentes parties à chacun des types de mémoire. Par delà si la MLT est affectée, celle-ci ne devrait pas affecter la MCT. Généralement, tous les types de mémoire travaillent ensemble et il serait compliqué de savoir où commence l’un et où finit l’autre. En revanche, lorsque l’un d’entre eux est endommagé, notre cerveau ne peut pas mener à bien sa fonction, ce qui entraîne des conséquences irréparables sur notre quotidien.

L’altération de la mémoire à court-terme peut réduire aussi bien le temps que la quantité d’élément que celle-ci gère généralement. Par conséquent, si l’altération est légère, nous pourrons peut-être retenir moins d’informations durant moins de temps, ce serait donc un endommagement « peu visible ». En revanche, si l’altération est grave, la fonction de la MCT pourrait être inutilisable, entraînant ainsi des conséquences significatives.

La mémoire à court-terme peut être endommagée de plusieurs manières. On a remarqué que la MCT est altérée de manière modérée dans le cas de la maladie d’Alzheimer, alors que la MLT est beaucoup plus endommagée par cette maladie. On a également signalé l’importance de la mémoire à court-terme pour les cas de dyslexie, en effet le fait d’avoir des difficultés pour stocker des informations phonologiques peut engendrer des problèmes pour apprendre à lire. Par ailleurs, la consommation de marihuana est un autre facteur qui peut affecter l’intégrité de la MCT. La lésion cérébrale dûe à un ictus ou à un traumatisme crânien peut également altérer la mémoire à court-terme.

Comment pouvons-nous mesurer et évaluer la mémoire à court-terme?

La mémoire à court-terme intervient dans la majorité des activités de notre quotidien. Le fait que nous puissions interagir correctement avec les personnes qui nous entourent et notre environnement dépend directement de notre mémoire à court-terme. Par delà, évaluer notre mémoire à court-terme et connaître son état peut s’avérer une grande aide à de nombreux niveaux : dans le milieu scolaire (cela nous permettra de savoir si l’enfant aura des difficultés pour apprendre à lire ou à comprendre des phrases longues et complexes), dans le domaine de la santé (pour savoir s’il faut donner des instructions plus simples aux patients ou pour savoir s’ils vont avoir des problèmes pour générer de nouveaux souvenirs) ou encore dans le domaine professionnel (la mémoire à court-terme peut servir d’indicateur de facilité, facilité avec laquelle nous recevrons et travaillerons avec des ordres/instructions complexes).

Les tests offerts par CogniFit pour évaluer la mémoire à court-terme sont inspirés des tests de chiffres chiffres en ordre direct et inverse de la WMS (Wechsler Memory Scale), du CPT (Continuous Performance Test), du TOMM (Memory Malingering) y de la TOL (Tour de Londres). En plus de mesurer la mémoire à court-terme, ces tests servent également à mesurer la perception spatiale, la planification, la vitesse de traitement et la mémoire de travail.

  • Test de Séquence WOM-ASM: Une série de boules avec différents numéros apparaîssent à l’écran. Vous devrez mémoriser la série de numéros pour pouvoir les répéter a posteriori. Tout d’abord, la série sera composée d’un seul numéro, puis augmentera progressivement jusqu’à ce que vous fassiez une erreur. Vous devrez reproduire chaque série de numéros après chaque présentation.
  • Test de Concentration VISMEN-PLAN: Vous verrez apparaître des stimuli à l’écran, répartis de manière alternative. En suivant un certain ordre, les stimuli s’illumineront au moment où un son sera émi jusqu’à ce que vous finissiez la série. Lors de la présentation, vous devrez prêter attention aussi bien aux sons qu’aux images illuminées. Lorsque ce sera votre tour, vous devrez vous souvenir de l’ordre de présentation des stimuli.

Comment réhabiliter ou améliorer la mémoire à court-terme?

La mémoire à court-terme peut être entraînée et amélioré, tout comme les autres habiletés cognitives. Chez CogniFit, nous vous offrons la possibilité d’y arriver de manière professionnelle.

La réhabilitation de la mémoire à court-terme se base sur la plasticité cérébrale. CogniFit offre une batterie d’exercices cliniques conçus pour réhabiliter les problèmes de MCT ainsi que ceux d’autres fonctions cognitives. Le cerveau et ses connexions de neurones se renforcent lorsqu’ils utilisent ces fonctions qui dépendent d’eux. Par delà, si nous entraînons régulièrement notre mémoire à court-terme, les connexions cérébrales des structures impliquées seront plus fortes. Ainsi que lorsque nous devons utiliser notre mémoire à court-terme, les connexions seront plus rapides et plus efficaces ce qui améliorera notre capacité.

CogniFit est composé d’une équipe de profesionnels spécialisée dans l’étude de la plasticité synaptique et la neurogenèse. Cela a permis de créer un programme de stimulation cognitive personnalisé selon les besoins de chaque utilisateur. Ce programme commence par une évaluation précise de la mémoire à court-terme ainsi que d’autres fonctions cognitives fondamentales. Selon les résultats obtenus lors de l’évaluation, le programme de stimulation cognitive de CogniFit offre de manière automatique un entraînement cognitif personnalisé afin de renforcer la mémoire à court-terme ainsi que d’autres fonctions cognitives considérés nécessaires après l’évaluation.

Un entraînement adapté et constant est indispensable pour améliorer la mémoire à court-terme. CogniFit dispose d’outils pour évaluer et réhabiliter cette capacité afin d’optimiser au maximum cette fonction cognitive. Pour une bonne stimulation, nous recommandons un entraînement de 15 minutes par jour et ceci deux à trois fois par semaine.

Vous pouvezaccéder au programme de stimulation cognitive de CogniFit via internet. Il existe une grande variété d’activités intéractives sous forme de jeux amusants, lesquels peuvent être réalisés sur ordinateur. Après chaque séance, CogniFit présentera l’avancée de l’état cognitif sur un graphique.

Déficits cognitifs chez les survivants du COVID-19

Résumé (the Lancet 22 juillet 2021)

DOI : https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2021.101044

Fond

Les conséquences cognitives possibles du COVID-19 sont de plus en plus préoccupantes, avec des rapports de symptômes de « Long COVID » persistant dans la phase chronique et des études de cas révélant des problèmes neurologiques chez les patients gravement touchés. Cependant, il existe peu d’informations sur la nature et la prévalence plus large des problèmes cognitifs post-infection ou à travers la propagation complète de la gravité de la maladie.

Méthodes

Nous avons cherché à confirmer s’il existait une association entre les données de performance cognitive transversale de 81 337 participants qui, entre janvier et décembre 2020, ont effectué une évaluation optimisée pour le Web et validée cliniquement dans le cadre du Great British Intelligence Test, et les éléments du questionnaire capturant l’auto-évaluation de Infection au COVID-19 suspectée et confirmée et symptômes respiratoires.

Résultats

Les personnes qui s’étaient remises de COVID-19, y compris celles qui ne signalaient plus de symptômes, présentaient des déficits cognitifs importants par rapport aux témoins lors du contrôle de l’âge, du sexe, du niveau d’éducation, du revenu, du groupe racial-ethnique, des troubles médicaux préexistants, de la fatigue, de la dépression et de l’anxiété . Les déficits étaient d’une taille d’effet substantielle pour les personnes qui avaient été hospitalisées ( N  = 192), mais aussi pour les cas non hospitalisés qui avaient une confirmation biologique de l’infection au COVID-19 ( N  = 326). L’analyse des marqueurs de l’intelligence prémorbide n’a pas confirmé la présence de ces différences avant l’infection. Une analyse plus fine des performances à travers les sous-tests a soutenu l’hypothèse que COVID-19 a un impact multi-domaine sur la cognition humaine.

Interprétation

Interprétation. Ces résultats concordent avec les rapports de symptômes cognitifs de « Long Covid » qui persistent dans la phase chronique précoce. Ils devraient servir d’appel à des recherches supplémentaires avec des cohortes longitudinales et de neuroimagerie pour tracer des trajectoires de récupération et identifier la base biologique des déficits cognitifs chez les survivants du SRAS-COV-2.

Le financement

Le financement. AH est soutenu par le UK Dementia Research Institute Care Research and Technology Center et le Biomedical Research Centre de l’Imperial College de Londres. WT est soutenu par le Centre EPSRC de formation doctorale en neurotechnologie. Le SRC est financé par une bourse clinique Wellcome Trust 110 049/Z/15/Z. JMB est soutenu par le Medical Research Council (MR/N013700/1). MAM, SCRW et PJH sont, en partie, soutenus par le National Institute for Health Research (NIHR) Biomedical Research Center à South London et Maudsley NHS Foundation Trust et King’s College London

The Oxford Sleep Resistance Test une mesure simplifiée de la somnolence diurne excessive

The Oxford Sleep Resistance Test une mesure simplifiée de la somnolence diurne excessive – 16/04/09
Doi : 10.1016/S1769-4493(04)70176-4
S. Mazza ⁎, J.-L. Pépin, P. Lévy
Laboratoire du sommeil, Centre Hospitalier Universitaire, et Laboratoire HP2, Université Joseph Fourier, Grenoble, France

Correspondance : Stéphanie Mazza, Laboratoire d’EFCR, CHU de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble cedex 9.

Résumé
La somnolence diurne excessive est un symptôme essentiel de diverses pathologies du sommeil et notamment au cours du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Les moyens instrumentaux disponibles pour évaluer objectivement la somnolence nécessitent l’enregistrement de marqueurs EEG, rendant ces techniques coûteuses tant en terme matériel qu’en terme de personnel. Le test d’OSleR (Oxford Sleep Resistance test) a récemment été proposé comme une technique alternative d’évaluation de la somnolence diurne, simplifiant les tests classiques de maintien de l’éveil. Ce test propose une évaluation comportementale de la vigilance diurne en contexte soporifique. Au cours de ce test, le sujet a pour simple consigne de répondre à une stimulation lumineuse s’éclairant toutes les 3 secondes. Le test dure 40 minutes ou prend fin lorsque le sujet omet de répondre à 7 stimulations consécutives. Une latence est ainsi établie sur des variables comportementales de non réponses. Des études de validations ont mis en évidence la capacité du test d’OSleR à distinguer les performances de patients porteurs d’un SAOS de celles de sujets contrôles. Ce test offre ainsi l’avantage d’une technique simplifiée de mesure objective de la somnolence diurne, cependant des études de validation à plus grande échelle sont souhaitables pour valoriser encore plus cette technique.

Sommeil et vigilance

Tests et examens

Pour poser un diagnostique, une personne consulte son médecin pour ses problèmes de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence. Celui-ci doit pouvoir en faire une liste la plus exhaustive possible.

Ensuite, il doit dissocier les symptômes les plus importants de ceux qui sont simplement secondaires.

Enfin, il doit définir de quelle maladie il s’agit en essayant d’éliminer toutes les autres possibilités de maladie qui ont des troubles identiques ou proches : c’est le diagnostic différentiel.

Cette démarche permet de comprendre pourquoi votre médecin, qu’il soit ou non bien formé à comprendre les différents troubles de la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence, met tant de temps, parfois, à poser son diagnostic… La présence, en même temps, de plusieurs troubles importants dans des maladies différentes peut le faire hésiter.

Table Of Contents

Tests et examens

Dans l’idéal, les tests et examens sont faits par un laboratoire du sommeil quand il y a problèmes d’hypersomnolence. Ceux-ci diffèrent sensiblement selon les symptômes présentés au médecin somnologue. Si, par exemple, lors du premier entretien clinique, les deux composantes narcolepsie et http://neurobranches.chez-alice.fr/sommeil/narcolepsie.html.
Le site du Vulgaris Medical continue à confondre cataplexie (signe pathognomonique de la narcolepsie-cataplexie) et catalepsie (qui n’est jamais mentionné par les auteurs sérieux comme un symptôme de la narcolepsie). »>pathognomonique. En général, les possibilités de doutes, de combinaisons et d’explorations des symptômes sont nombreuses et cela peut nécessiter des examens complémentaires complexes : examen sanguin, tests itératifs de latence d’endormissements (TILE) et enregistrement polysomnographique de la nuit complète. Commençons par les examens les plus simples, en apparence.

Les tests

L’échelle de somnolence d’Epworth

Ce test avec seulement 8 questions est l’un des questionnaires les plus simples et les plus utilisés pour quantifier la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence de façon subjective.

Test également utilisé pour les apnées du sommeil

C’est une série de 8 questions qui correspondent à des situations de la vie courante pour lesquelles il s’agit d’évaluer la probabilité de s’endormir : une note de 0 correspond à une probabilité nulle, 1 à faible, 2 à moyenne et 3 à forte. C’est donc à la fois la fréquence et l’intensité de l’accès de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence qui sont côté de façon subjective. Le re-test ne pose pas de problème.  Ce type de test, basé sur la subjectivité, des personnes est souvent critiqué et sujet à suspicion dans les études scientifiques, cependant dans le cas de cette échelle d’Epworth, les études ont montré une très bonne corrélation entre les résultats obtenus et les examens cliniques ultérieurs.

L’addition des scores pour chaque question donne un résultat compris entre 0 et 24. Au-dessus de 11,  il y a Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence anormale et la consultation médicale est conseillée. Au-dessus de 17, la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence est vraisemblablement pathologique et il est souhaitable de ne plus conduire, avant l’avis du médecin dont la consultation est fortement conseillée.

L’agenda du sommeil

Ce n’est pas un test comme le précédent mais un outil d’analyse global des habitudes de sommeil au cours de la journée. Il n’est pas codifié strictement et dans le relevé de ses habitudes, il faut simplement faire une estimation la plus proche possible de la réalité quotidienne ; “ce n’est pas à la minute près !”. Cependant, il faut bien renseigner régulièrement les informations qui sont retenues pour que l’analyse soit possible. Donc à la fois souplesse et rigueur dans ce travail d’agenda qui doit durer au minimum trois semaines.

Il existe plusieurs modèles de feuillets qui permettent de recueillir ces informations et, en général, les informations suivantes sont demandées : heures de coucher et d’endormissement, heures de réveil et de lever, heures et durées des siestes éventuelles, existence d’épisodes de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence ou d’endormissement involontaire. Les épisodes d’endormissement sont en général hachurés. Une appréciation subjective de la qualité de son sommeil et de son réveil peuvent être demandées en utilisant différentes méthodes de cotation.

Régularité/irrégularité, présence/absence, excès/normalité, ordinaire/exceptionnel, durée, lacune, fréquence et intensité sont des caractéristiques du sommeil normal ou problématique qui apparaissent facilement à la simple vision de cet agenda s’il est rempli avec soin.

L’actimétrie

L’actimètre n’est pas l’Apple Watch, sortie en ce début 2015.

C’est cependant un appareil spécialisé et porté au poignet comme une montre et qui mesure, comme son nom l’indique, l’activité physique, même très minime de la personne qui le porte. Il comprend d’une part un accéléromètre piézoélectrique très sensible aux mouvements et d’autre part un microprocesseur pour enregistrer et conserver toutes les données. Ce qui intéresse ici c’est la possibilité d’analyse de l’activité humaine reliée au sommeil de jour comme de nuit au moyen d’un algorithme spécifique et dédié à cette étude. En général, l’agenda du sommeil est aussi mis en relation avec les résultats de l’actimétrie pour une meilleure analyse et compréhension des problèmes.

De façon beaucoup plus objective et précise que l’agenda seul on peut ainsi repérer tout ce qui sera noté sur ce dernier, mais en plus, l’existence de micro réveils dont le dormeur a pu ne pas avoir conscience. Il peut donner une idée sur la qualité de la nuit en fonction de l’analyse de certains critères objectifs et représentatifs. Le rythme veille/sommeil peut être quantifié de façon précise…

La comparaison entre l’agenda et l’actimètre permet de comprendre si la personne a bien conscience de ses propres états de veille, de sommeil, de micro-réveils nocturnes et d’hypersomnolence éventuelle.


Les examens

Après une première consultation où ces “outils” pourront être utilisés, il peut y avoir un ou des examens complémentaires.

La polysomnographie

La polysomnographie (PSG) est l’examen le plus courant.

https://youtu.be/F7LdBHHpsYc

Soit à l’hôpital, soit parfois “en ambulatoire à domicile” il y a enregistrement soit une nuit seulement soit sur 24 heures des différents paramètres objectifs du sommeil. Pour cela différents appareils, encombrants peut-être, mais totalement indolores, vont être fixés sur différentes parties du corps.

L’électroencéphalogramme (EEG) est l’enregistrement électrique de nos ondes cérébrales.

Nous ne sommes ni dans la science fiction ni dans un western américain, il ne s’agit pas d’enregistrer nos pensées, mais seulement les traces électriques que produisent nos activités cérébrales au moyen d’électrodes collées sur le cuir chevelu, en gardant le scalp indemne. Il n’est donc pas inutile cependant de prévoir un bon shampoing pour la fin de la séance ! L’objectif avoué est d’analyser la structure du sommeil et la succession des différents stades. Nous savons, par exemple, que dans la narcolepsie, le sommeil paradoxal est un stade indiscipliné !

l’électro-oculogramme (EOG), grâce à des électrodes posées près des yeux, enregistre les mouvements des muscles oculaires qui sont particulièrement importants dans l’analyse du sommeil paradoxal.

Durant ce stade on trouve en effet des bouffées de mouvements oculaires en saccades qui peuvent se poursuivre quelques minutes, s’arrêter puis revenir.

l’électromyogramme (EMG) mesure l’activité musculaire.

Deux endroits sont ciblés préférentiellement le menton et les jambes.

Sans que l’on en connaisse encore parfaitement le mécanisme, les mouvements oculaires rapides s’accompagnent de petits tremblements ou de mouvements musculaires rapides et répétés. Ils entraînent des contractions à la face, au menton et aux lèvres. Ce sont donc les mouvements de la houppe du menton qui seront enregistrés. Tous les autres muscles du corps ont aussi une absence maximale de tonus. Rassurons-nous, les muscles nécessaires à la survie de nos organes essentiels continuent de fonctionner correctement.

Les électrodes des jambes permettent de repérer éventuellement des mouvements répétés régulièrement et qui peuvent être signes d’autres problèmes ou d’autres pathologies.

L’enregistrement nuit entière

Il est souvent marqué par un endormissement en sommeil paradoxal, qui peut se voir au cours de l’enregistrement de nuit ou dans la journée pendant l’examen du TILE. Il est donc suffisamment fréquent pour pouvoir être mis en évidence. Cette anomalie du sommeil narcoleptique ne se produit, en début de nuit, que lors de la première phase de sommeil paradoxal.  Les autres épisodes de la phase paradoxal se produisent normalement après un cycle de sommeil lent. Cette première phase de sommeil paradoxal est identique aux autres tant en longueur qu’en importance des mouvements oculaires, ce qui n’est pas le cas dans l’observation du sommeil chez les dépressifs. Dans les hypersomnies, le sommeil est généralement fragmenté par de nombreux éveils au cours de la nuit. A un mauvais sommeil de nuit correspond très souvent une Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence diurne accentuée.

Le Test Itératif de Latence d’Endormissement (TILE)

C’est, d’une certaine L’objectif de ce test est de mesurer la facilité et les conditions d’endormissement d’une personne, au cours de la journée dans  l’environnement d’un laboratoire de sommeil..

Il consiste, au cours de 4 ou 5 séances, à isoler la personne en position allongée tout en enregistrant son électro-encéphalogramme et d’autres constantes biologiques (rythmes cardiaque et respiratoire, mouvements musculaires et oculaires) comme pour une polysomnographie. … Si rien ne se passe durant 20 minutes l’enregistrement est arrêté : cette séance est terminée. Si la personne s’endort, au Centre de Référence Hypersomnies rares de Paris, on laisse dormir la personne 15 minutes avant de la réveiller. Dans d’autres laboratoires du sommeil, on laisse l’enregistrement continuer jusqu’à son réveil.  En théorie, la personne narcoleptique devrait s’endormir à chaque fois et, au moins 2 fois sur 5, se mettre directement en phase de sommeil paradoxal.

Entre chaque séance, la personne peut avoir des activités calmes, lectures, promenades, conversations mais il faut éviter de s’endormir.

Au final, la moyenne des temps d’endormissement est calculé. Arbitrairement, s’il n’y a pas d’endormissement la durée retenue est de 20 minutes. Sont observés aussi les stades du sommeil enregistrés durant les siestes, la présence ou non de sommeil paradoxal et sa durée éventuelle.

Le Test de Maintien de l’éveil (TME)

C’est, d’une certaine manière, le contraire du TILE.

Il est utilisé lorsque l’on veut tester les capacités à rester vigilant, pour la conduite automobile ou en médecine du travail par exemple. La consigne est donc de garder les yeux ouverts de façon consciente en luttant le plus possible contre l’envie de dormir si elle survient. Notre association, l’ANC, a contesté la fiabilité de ce test en ce qui concerne les personnes narcoleptiques car les conditions de laboratoires sont différentes des conditions de la conduite sur route. Des recherches effectuées à Bordeaux ont confirmé notre position. Des informations plus développées sont données dans un article consacré à ce sujet sur ce site.

Dans de telles conditions, le temps moyen d’endormissement pour des personnes “normalement vigilantes” est d’environ 35 minutes avec une variation de plus ou moins 8 minutes. La limite inférieure est d’environ 20 minutes. C’est pour cette raison que chacune des 4 ou 5 séances du test dure 40 minutes. Chaque session se reproduit toute les 2 heures. Si la personne s’endort le test est arrêté avant ce temps, sinon la séquence est conduite jusqu’à son terme.

L’examen de sang

L’examen de sang est une recherche des allèles chromosomiques. Ces allèles sont ceux que l’on retrouve dans la presque totalité des cas de narcolepsie, mais aussi chez 20% des personnes normales. Leur présence n’est donc pas un signe absolu de narcolepsie. Les recherches en ce domaine ne sont pas encore totalement concluantes mais ces allèles semblent bien être en rapport avec des maladies de type auto-immune comme la narcolepsie, mais aussi d’autres pathologies auto-immunes.

98% des personnes ayant à la fois narcolepsie et narcolepsie c’est à dire lorsque les critères cliniques ne sont pas très tranchés : Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence sans vrai accès de sommeil, pas d’endormissement évident en sommeil paradoxal … Cet examen peut être fait aussi dans un objectif de recherche.

Il faut enfin préciser que ce groupe HLA n’est pas une anomalie génétique et qu’il ne présente, en tant que tel, aucun risque pour les enfants présents ou à venir d’un couple.


Diagnostic différentiel et différentes hypersomnies

Non seulement, il faut veiller à ne pas confondre la narcolepsie, l’hypersomnie idiopathique ou le syndrome de Klein Levin entre elles mais encore il faut les distinguer d’autres formes d’hypersomnies.

Une plaquette “Outils de Dépistage et de suivi de la narcolepsie” édité par le centre de référence “hypersomnies rares”  donne un tableau dont nous nous inspirons et que nous complétons dans les renseignements suivants :

Origine possible d’une somnolence diurne excessive

Elle peut être induite ou spontanée :

origine induite

  • insuffisance de sommeil
  • consommation d’origine spontanée

    Elle peut être primaire, secondaire ou circadienne

    origine primaire (pathologies propres au sommeil)
    origine secondaire (psychiatrique)
    • Le syndrome de privation de sommeil (6% des motifs de consultation pour hypersomnolence)
    • L’hypersomnie liée à une dépression (10% des motifs de consultation pour hypersomnolence)
    • les états dépressifs s’inscrivant dans un trouble bipolaire et modifiant la structure du sommeil,
    • les états psychotiques associés à des troubles du comportement, des conduites alimentaires ou sexuelles,
    • les états névrotiques avec syndrome dépressif, lorsque l’examen clinique retrouve des traits de personnalité avec mise en scène plus ou moins théâtrale des troubles. Les facteurs déclenchants sont alors d’ordre affectif ou émotionnel.
    • les troubles anxieux.
    origine secondaire (autres pathologies)
    • origine neurologique (accident vasculaire, tumeur cérébrale – les tumeurs du III ème ventricule donnent en particulier maux de têtes, vomissements et problèmes oculaires … – maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, sclérose en plaques, …)
    • origine infectieuse (mononucléose infectieuse, encéphalite, Guillain-Barré , trypanosomiases, hépatites virales…) 
    • origine métabolique (diabète, hypoglycémie, encéphalopathie hépatique, insuffisance rénale, )
    • origine endocrinienne (hypothyroïdie ou acromégalie entraînant un SAS, grossesse, syndrome de Prader-Willi, …)
    • origine traumatique (traumatisme crânien ; l’hypersomnie post-traumatique peut se déclarer dans un délai de 6 à 18 mois, en particulier le syndrome subjectif des traumatisés crâniens,)
    • origine liée à des manifestations douloureuses nocturnes
    • origine liée à des mouvements périodiques des membres (impatience ou jambes sans repos),
    • génétiques (des familles narcoleptiques, 2% des patients)
    origine circadienne
    • Travail posté et travail de nuit
    • Décalage horaire
    • Le syndrome de retard de phase (vigilance normale l’après-midi et le soir)
    • Les “longs” dormeurs
    • Le syndrome de fatigue chronique (“alpha-delta sleep”)
    • Syndrome d’avance ou de retard de phase, Jet-Lag

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