La myopathie comme cause de fatigue

La myopathie comme cause de fatigue dans les symptômes post-COVID-19 à long terme : Preuve de l’histopathologie des muscles squelettiques

Première publication:06 juin 2022

Résumé

Arrière plan

Parmi les symptômes post-COVID-19, la fatigue est signalée comme l’un des plus courants, même après une infection aiguë légère, et comme cause de la fatigue, une myopathie diagnostiquée par électromyographie a été proposée dans des rapports précédents. Cette étude visait à explorer les changements histopathologiques chez les patients souffrant de fatigue post-COVID-19 .

Méthodes

Seize patients (âge moyen : 46 ans) présentant des plaintes post-COVID-19 de fatigue, de myalgie ou de faiblesse persistant jusqu’à 14 mois ont été inclus. Chez tous les patients, une électromyographie quantitative et des biopsies musculaires analysées en microscopie optique et électronique ont été réalisées.

Résultats

Une faiblesse musculaire était présente chez 50%, une électromyographie myopathique chez 75% alors que chez tous les patients, il y avait des modifications histologiques. Une atrophie des fibres musculaires a été trouvée chez 38 % des patients et 56 % ont montré des signes de régénération des fibres. Des modifications mitochondriales, comprenant une perte d’activité COX, une accumulation sous-sarcolemmale et/ou des crêtes anormales, étaient présentes dans 62 % des cas. L’inflammation a été trouvée dans 62 % des cas, sous forme d’expression des lymphocytes T et/ou des fibres musculaires HLA-ABC. Dans 75 % des cas, les capillaires étaient touchés impliquant la lame basale et les cellules. Chez deux patients, des quantités inhabituelles de lame basale ont été trouvées, non seulement autour des fibres musculaires, mais aussi autour des nerfs et des capillaires.

conclusion

La grande variété de changements histologiques dans cette étude suggère que les muscles squelettiques pourraient être une cible majeure du SRAS-CoV-2 provoquant des symptômes musculaires post-COVID-19. Les changements mitochondriaux, l’inflammation et les lésions capillaires dans les biopsies musculaires peuvent causer de la fatigue en partie en raison d’un apport énergétique réduit. Étant donné que la plupart des patients souffraient d’une affection aiguë légère à modérée, les nouvelles variantes susceptibles de provoquer une maladie aiguë moins grave pourraient encore avoir la capacité de provoquer une myopathie à long terme.

problèmes de mémoire et de concentration

Les problèmes de mémoire et de concentration sont courants dans les longs COVID et
ne doivent pas être ignorés, selon les scientifiques

Par Jacqueline Garget


17 mars, 2022

Crédit : filadendron sur Getty

Selon une nouvelle recherche de l’Université de Cambridge, sept patients sur dix atteints de COVID de longue durée éprouvent des problèmes de concentration et de mémoire plusieurs mois après le début de leur maladie, et nombre d’entre eux obtiennent de moins bons résultats que leurs pairs aux tests cognitifs.

La moitié des patients de l’étude ont signalé des difficultés à amener les professionnels de la santé à prendre leurs symptômes au sérieux, peut-être parce que les symptômes cognitifs ne reçoivent pas la même attention que les problèmes pulmonaires ou la fatigue.

Dans une étude portant sur 181 patients atteints de COVID depuis longtemps, 78 % ont signalé des difficultés de concentration, 69 % ont signalé un brouillard cérébral, 68 % ont signalé des oublis et 60 % ont signalé des problèmes pour trouver le bon mot dans la parole. Ces symptômes autodéclarés se traduisaient par une capacité significativement plus faible à se souvenir des mots et des images dans les tests cognitifs.

Les participants ont effectué plusieurs tâches pour évaluer leur prise de décision et leur mémoire. Celles-ci comprenaient la mémorisation de mots dans une liste et la mémorisation des deux images apparues ensemble. Les résultats ont révélé un schéma cohérent de problèmes de mémoire persistants chez ceux qui avaient subi une infection au COVID-19. Les problèmes étaient plus prononcés chez les personnes dont les symptômes persistants étaient plus graves.

L’étude a trouvé:

  • environ 70% des patients COVID de longue durée de l’étude ont éprouvé des difficultés de concentration et des problèmes de mémoire plusieurs mois après l’infection par le virus SARS-CoV-2 ;
  • les personnes souffrant de COVID depuis longtemps ont obtenu de moins bons résultats aux tests cognitifs ;
  • la gravité de ces symptômes était liée au niveau de fatigue et aux symptômes neurologiques, comme les étourdissements et les maux de tête, ressentis au cours de la maladie COVID-19 initiale ;
  • la moitié des patients de l’étude ont signalé des difficultés à amener les professionnels de la santé à prendre leurs symptômes au sérieux;
  • 75% des participants à l’étude présentant de graves symptômes persistants de COVID longs ont signalé de longues périodes d’incapacité de travail.

Pour aider à comprendre la cause des problèmes cognitifs, les chercheurs ont étudié d’autres symptômes qui pourraient être liés. Ils ont découvert que les personnes qui éprouvaient de la fatigue et des symptômes neurologiques, comme des étourdissements et des maux de tête, au cours de leur maladie initiale étaient plus susceptibles d’avoir des symptômes cognitifs plus tard. Ils ont également constaté que ceux qui présentaient encore des symptômes neurologiques étaient particulièrement affaiblis lors des tests cognitifs.

Les résultats sont particulièrement préoccupants compte tenu de la prévalence du long COVID en pourcentage de la main-d’œuvre : l’Office for National Statistics estime que 10 à 25 % des personnes atteintes de COVID-19 continuent d’avoir un certain degré de maladie chronique.

« C’est une preuve importante que lorsque les gens disent avoir des difficultés cognitives après la COVID, celles-ci ne sont pas nécessairement le résultat d’anxiété ou de dépression. Les effets sont mesurables – il se passe quelque chose d’inquiétant », a déclaré le Dr Muzaffer Kaser , chercheur au département de psychiatrie de l’Université de Cambridge et psychiatre consultant au Cambridgeshire and Peterborough NHS Foundation Trust, qui a participé à l’étude. Il ajouta:

« Les problèmes de mémoire peuvent affecter de manière significative la vie quotidienne des gens, y compris la capacité de faire leur travail correctement. »

Les chercheurs affirment que leurs résultats corroborent d’autres conclusions qui suggèrent que la société sera confrontée à une «longue traîne» de maladies professionnelles en raison d’un long COVID. Il est donc important non seulement pour le bien des individus, mais pour la société au sens large, de pouvoir prévenir, prédire, identifier et traiter les problèmes associés à la longue COVID.

«Long COVID a reçu très peu d’attention politiquement ou médicalement. Il est urgent de la prendre plus au sérieux, et les problèmes cognitifs en sont une partie importante. Lorsque les politiciens parlent de « vivre avec le COVID » – c’est-à-dire d’une infection non atténuée, c’est quelque chose qu’ils ignorent. L’impact sur la population active pourrait être énorme », a déclaré le Dr Lucy Cheke , chercheuse au département de psychologie de l’Université de Cambridge et auteur principal de l’article.

Les résultats, publiés aujourd’hui dans deux articles de la revue Frontiers in Aging Neuroscience, font partie des premiers résultats d’une étude en ligne – appelée « COVID and Cognition » – surveillant les symptômes de 181 longs patients COVID sur 18 mois. La majorité a souffert du COVID-19 au moins six mois avant le début de l’étude. Très peu de personnes avaient été suffisamment malades du COVID-19 pour être hospitalisées. 185 autres personnes qui n’ont pas eu de COVID-19 sont impliquées dans l’étude à titre de comparaison. Chek a dit :

« Les gens pensent qu’un long COVID est » juste « de la fatigue ou une toux, mais les problèmes cognitifs sont le deuxième symptôme le plus courant – et nos données suggèrent que c’est parce qu’il y a un impact significatif sur la capacité de mémorisation. »

« L’infection par le virus qui cause le COVID-19 peut entraîner une inflammation dans le corps, et cette inflammation peut affecter le comportement et les performances cognitives d’une manière que nous ne comprenons pas encore complètement, mais nous pensons qu’elle est liée à une réponse immunitaire excessive précoce », dit Kaser.

Les participants à l’étude ont été recrutés entre octobre 2020 et mars 2021, lorsque la variante Alpha et la forme originale du SRAS-CoV-2 circulaient dans la population. Les participants continueront d’être surveillés, en utilisant à la fois des rapports de symptômes et des tests cognitifs objectifs, pour voir combien de temps leurs symptômes persistent.

L’étude ne dispose actuellement d’aucune donnée sur le long COVID associé aux variantes Delta ou Omicron du coronavirus, bien qu’une nouvelle cohorte soit actuellement recrutée pour tester cela. Les chercheurs affirment que des recherches supplémentaires sont également nécessaires pour comprendre les effets complexes du COVID sur le cerveau, la cognition et la santé mentale.

Les directives du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) décrivent le syndrome post-COVID-19 comme « des signes ou des symptômes qui se développent pendant ou après une infection compatible avec le COVID-19, persistent pendant plus de 12 semaines et ne sont pas expliqués par un autre diagnostic ». .’

L’étude a révélé que même parmi les personnes non admises à l’hôpital, les personnes qui présentaient des symptômes initiaux plus graves de COVID-19 étaient plus susceptibles d’avoir une variété de symptômes persistants (y compris des nausées, des douleurs abdominales, une oppression thoracique et des problèmes respiratoires) des semaines ou des mois plus tard, et ces symptômes étaient susceptibles d’être plus graves que chez les personnes dont la maladie initiale était bénigne. Il a également constaté que les personnes de plus de 30 ans étaient plus susceptibles d’avoir des symptômes persistants graves que les personnes plus jeunes.

«Il est important que les gens demandent de l’aide s’ils craignent des symptômes persistants après une infection au COVID. Le COVID peut affecter plusieurs systèmes et une évaluation plus approfondie est disponible dans de longues cliniques COVID à travers le Royaume-Uni, suite à une recommandation d’un médecin généraliste », a déclaré Kaser.

Autoroutes : la somnolence première cause d’accident

Plus d’un conducteur sur quatre avoue être surpris par le sommeil au volant au moins une fois par an.

D’après cette enquête, que révèle Le Figaro, menée auprès de 40 000 conducteurs en novembre dernier, 28 % d’entre eux affirment avoir souffert de somnolence au moins une fois dans l’année. Par ailleurs, 4 % d’entre eux indiquent avoir eu «un presque accident». «Cela veut dire que sur les 35 millions de conducteurs empruntant le seul réseau autoroutier, 1,5 million a frôlé l’accident. Un chiffre très inquiétant», souligne Jacques Boussuge, responsable du département sécurité de l’Asfa.

L’Asfa a un intérêt tout particulier à mieux appréhender ce problème de santé publique. «Depuis trois ans, la somnolence est devenue sur le réseau autoroutier la première cause d’accidents avant la vitesse qui a été efficacement combattue par la politique de répression du gouvernement», souligne son président, Henri Stouff. Ainsi, sur les 19 508 accidents recensés en 2007, 34 % d’entre eux ont pour origine la somnolence, 20 % sont liés à la prise de drogue ou de médicaments et 17 % à la vitesse. Une situation qui ne vaut pas pour le reste du réseau routier, où alcool et vitesse restent les causes principales des accidents devant la somnolence responsable pour 20 % d’entre eux.

L’étude fait d’autre part apparaître des périodes à risque. Selon notre cycle biologique, elles se situent entre 2 heures et 7 heures et entre 14 heures et 16 heures. Au cours de ces plages horaires, le conducteur est donc plus exposé au danger de la somnolence. «Une menace qui n’a rien à voir avec la fatigue», insiste le Pr Pierre Philip, spécialiste du sommeil au CHU de Bordeaux et qui a participé à ce travail d’enquête. «La fatigue, c’est la difficulté croissante à accomplir une tâche, tandis que la somnolence, c’est l’incapacité à se tenir éveillé», rappelle-t-il.

D’après ce spécialiste, le conducteur qui voudrait lutter contre le sommeil perdrait d’avance. «On n’échappe pas au sommeil», dit-il. Le seul moyen d’y faire face est de dormir. Selon une étude expérimentale menée en 2006, vingt minutes de sieste ou boire un café fort suffisent. Bien que simples, ces remèdes ne sont pas entrés dans les habitudes. «Des campagnes ont été menées sur la fatigue avec le slogan : une pause toutes les deux heures. L’équivalent n’a pas été fait pour la somnolence», estime Jacques Boussuge.

Politique de sensibilisation

Or, selon Bernard Pottier, président de la Prévention routière, une politique de sensibilisation pour changer les comportements est essentielle dans ce domaine : «On voit bien que la politique de répression qui a porté ses fruits pour combattre la vitesse ou l’alcool au volant est inopérante pour faire reculer la somnolence», dit-il.

LA VACCINATION AMÉLIORE LES SYMPTÔMES PERSISTANTS DU COVID-19 

Article complet

Une étude menée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Université de Genève (UNIGE) montre qu’après la vaccination contre le SARS-CoV-2, les symptômes du syndrome post-COVID (aussi appelé COVID-long) disparaissent ou s’améliorent dans 35 % des cas. Il s’agit d’une des plus vastes études du genre en termes de taille de cohorte. Elle suggère que la vaccination agit contre les séquelles post-COVID, en plus de protéger contre les infections et les complications aiguës. Elle est à lire dans la revue Journal of General Internal Medecine.

Risques de problèmes de santé mentale chez les personnes atteintes de covid-19

L’article original

Des chercheurs américains ont évalué le risque de troubles mentaux des personnes contaminées par la Covid-19, qu’elles aient été hospitalisées ou non. Ce risque est-il vraiment supérieur ? Quels sont ces troubles mentaux ?

Santé mentale solide avant Covid

154 000 patients de la Veterans Health Administration n’ayant fait l’objet d’aucun traitement ou diagnostic concernant leur santé mentale les deux années précédant leur infection à la Covid-19 ont participé à cette vaste étude. Elle fut publiée le 16 février dans British Medical Journal (BMJ) Les chercheurs de l’Université de Washington, ont évalué les risques des troubles mentaux chez ces personnes infectées, hospitalisées ou non

39% de risques supplémentaires de dépression

  • 35 % de risques supplémentaires de développer un trouble de l’anxiété,
  • 38 % de risques supplémentaires d’être victime de stress
  • 39 % de risques supplémentaires de traverser une dépression,
  • 41% de risques supplémentaires de troubles du sommeil.

Lien entre Covid Long et Métabolisme Cérébral

Hypométabolisme cérébral du 18 F-FDG par TEP chez les patients atteints de COVID long
E. Guedj ,JY Campion ,P. Dudouet ,E. Kaphan ,F. Bregeon ,H. Tissot-Dupont ,S. Guis ,F. Barthélemy ,P. Habert ,M. Ceccaldi ,M.Million ,D.Raoult ,S.Cammilleri &C.Eldin
Journal européen de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire le volume 48 , pages2823–2833 ( 2021 ) Citer cet article
Résumé
But
Dans le contexte de l’épidémie mondiale de coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), certains patients signalent des troubles fonctionnels après une guérison apparente du COVID-19. Cette présentation clinique a été qualifiée de « COVID longue ». Nous présentons ici une analyse rétrospective de 18 TEP cérébrales F-FDG de patients COVID longs du même centre avec un diagnostic biologiquement confirmé d’infection par le SRAS-CoV-2 et des plaintes fonctionnelles persistantes au moins 3 semaines après l’infection initiale.

Méthodes
Les scans TEP de 35 patients atteints de COVID long ont été comparés à l’aide d’une analyse basée sur les voxels du cerveau entier à une base de données locale de 44 sujets sains contrôlés pour l’âge et le sexe afin de caractériser l’hypométabolisme cérébral. La pertinence individuelle de ce profil métabolique a été évaluée pour classer les patients et les sujets sains. Enfin, les anomalies TEP étaient exploratoires par rapport aux caractéristiques et plaintes fonctionnelles des patients.

Résultats
Par rapport aux sujets sains, les patients atteints de COVID long présentaient un hypométabolisme bilatéral dans le gyrus rectal/orbital bilatéral, y compris le gyrus olfactif ; le lobe temporal droit, comprenant l’amygdale et l’hippocampe, s’étendant jusqu’au thalamus droit ; le tronc cérébral pons/medulla bilatéral ; le cervelet bilatéral ( p -voxel < 0,001 non corrigé, p -cluster < 0,05 FWE corrigé). Ces clusters métaboliques étaient hautement discriminants pour distinguer les patients des sujets sains (classification correcte à 100%). Ces clusters d’hypométabolisme étaient significativement associés à des plaintes fonctionnelles plus nombreuses (tronc cérébral et clusters cérébelleux), et tous associés à la survenue de certains symptômes (hyposmie/anosmie, mémoire/troubles cognitifs, douleur et insomnie) (p  < 0,05). Dans une analyse plus préliminaire, le métabolisme du cluster frontal qui comprenait le gyrus olfactif était plus mauvais chez les 7 patients traités par des médicaments ACE pour l’hypertension artérielle ( p  = 0,032), et meilleur chez les 3 patients qui avaient utilisé un spray décongestionnant nasal à le stade infectieux ( p  < 0,001).

Conclusion
Cette étude démontre un profil d’hypométabolisme cérébral de la TEP chez des patients COVID longs avec un SRAS-CoV-2 biologiquement confirmé et des plaintes fonctionnelles persistantes plus de 3 semaines après les symptômes initiaux de l’infection, impliquant le gyrus olfactif et les régions limbiques/paralimbiques connectées, étendues au tronc cérébral et le cervelet. Ces hypométabolismes sont associés aux symptômes des patients, avec une valeur de biomarqueur pour identifier et éventuellement suivre ces patients. L’hypométabolisme du cluster frontal, qui comprenait le gyrus olfactif, semble être lié aux médicaments ACE chez les patients souffrant d’hypertension artérielle, avec également un meilleur métabolisme de cette région olfactive chez les patients utilisant un spray décongestionnant nasal, suggérant un rôle possible des récepteurs de l’ECA comme porte d’entrée olfactive de ce neurotropisme

Sommeil et vigilance

Tests et examens

Pour poser un diagnostique, une personne consulte son médecin pour ses problèmes de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence. Celui-ci doit pouvoir en faire une liste la plus exhaustive possible.

Ensuite, il doit dissocier les symptômes les plus importants de ceux qui sont simplement secondaires.

Enfin, il doit définir de quelle maladie il s’agit en essayant d’éliminer toutes les autres possibilités de maladie qui ont des troubles identiques ou proches : c’est le diagnostic différentiel.

Cette démarche permet de comprendre pourquoi votre médecin, qu’il soit ou non bien formé à comprendre les différents troubles de la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence, met tant de temps, parfois, à poser son diagnostic… La présence, en même temps, de plusieurs troubles importants dans des maladies différentes peut le faire hésiter.

Table Of Contents

Tests et examens

Dans l’idéal, les tests et examens sont faits par un laboratoire du sommeil quand il y a problèmes d’hypersomnolence. Ceux-ci diffèrent sensiblement selon les symptômes présentés au médecin somnologue. Si, par exemple, lors du premier entretien clinique, les deux composantes narcolepsie et http://neurobranches.chez-alice.fr/sommeil/narcolepsie.html.
Le site du Vulgaris Medical continue à confondre cataplexie (signe pathognomonique de la narcolepsie-cataplexie) et catalepsie (qui n’est jamais mentionné par les auteurs sérieux comme un symptôme de la narcolepsie). »>pathognomonique. En général, les possibilités de doutes, de combinaisons et d’explorations des symptômes sont nombreuses et cela peut nécessiter des examens complémentaires complexes : examen sanguin, tests itératifs de latence d’endormissements (TILE) et enregistrement polysomnographique de la nuit complète. Commençons par les examens les plus simples, en apparence.

Les tests

L’échelle de somnolence d’Epworth

Ce test avec seulement 8 questions est l’un des questionnaires les plus simples et les plus utilisés pour quantifier la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence de façon subjective.

Test également utilisé pour les apnées du sommeil

C’est une série de 8 questions qui correspondent à des situations de la vie courante pour lesquelles il s’agit d’évaluer la probabilité de s’endormir : une note de 0 correspond à une probabilité nulle, 1 à faible, 2 à moyenne et 3 à forte. C’est donc à la fois la fréquence et l’intensité de l’accès de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence qui sont côté de façon subjective. Le re-test ne pose pas de problème.  Ce type de test, basé sur la subjectivité, des personnes est souvent critiqué et sujet à suspicion dans les études scientifiques, cependant dans le cas de cette échelle d’Epworth, les études ont montré une très bonne corrélation entre les résultats obtenus et les examens cliniques ultérieurs.

L’addition des scores pour chaque question donne un résultat compris entre 0 et 24. Au-dessus de 11,  il y a Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence anormale et la consultation médicale est conseillée. Au-dessus de 17, la Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence est vraisemblablement pathologique et il est souhaitable de ne plus conduire, avant l’avis du médecin dont la consultation est fortement conseillée.

L’agenda du sommeil

Ce n’est pas un test comme le précédent mais un outil d’analyse global des habitudes de sommeil au cours de la journée. Il n’est pas codifié strictement et dans le relevé de ses habitudes, il faut simplement faire une estimation la plus proche possible de la réalité quotidienne ; “ce n’est pas à la minute près !”. Cependant, il faut bien renseigner régulièrement les informations qui sont retenues pour que l’analyse soit possible. Donc à la fois souplesse et rigueur dans ce travail d’agenda qui doit durer au minimum trois semaines.

Il existe plusieurs modèles de feuillets qui permettent de recueillir ces informations et, en général, les informations suivantes sont demandées : heures de coucher et d’endormissement, heures de réveil et de lever, heures et durées des siestes éventuelles, existence d’épisodes de Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence ou d’endormissement involontaire. Les épisodes d’endormissement sont en général hachurés. Une appréciation subjective de la qualité de son sommeil et de son réveil peuvent être demandées en utilisant différentes méthodes de cotation.

Régularité/irrégularité, présence/absence, excès/normalité, ordinaire/exceptionnel, durée, lacune, fréquence et intensité sont des caractéristiques du sommeil normal ou problématique qui apparaissent facilement à la simple vision de cet agenda s’il est rempli avec soin.

L’actimétrie

L’actimètre n’est pas l’Apple Watch, sortie en ce début 2015.

C’est cependant un appareil spécialisé et porté au poignet comme une montre et qui mesure, comme son nom l’indique, l’activité physique, même très minime de la personne qui le porte. Il comprend d’une part un accéléromètre piézoélectrique très sensible aux mouvements et d’autre part un microprocesseur pour enregistrer et conserver toutes les données. Ce qui intéresse ici c’est la possibilité d’analyse de l’activité humaine reliée au sommeil de jour comme de nuit au moyen d’un algorithme spécifique et dédié à cette étude. En général, l’agenda du sommeil est aussi mis en relation avec les résultats de l’actimétrie pour une meilleure analyse et compréhension des problèmes.

De façon beaucoup plus objective et précise que l’agenda seul on peut ainsi repérer tout ce qui sera noté sur ce dernier, mais en plus, l’existence de micro réveils dont le dormeur a pu ne pas avoir conscience. Il peut donner une idée sur la qualité de la nuit en fonction de l’analyse de certains critères objectifs et représentatifs. Le rythme veille/sommeil peut être quantifié de façon précise…

La comparaison entre l’agenda et l’actimètre permet de comprendre si la personne a bien conscience de ses propres états de veille, de sommeil, de micro-réveils nocturnes et d’hypersomnolence éventuelle.


Les examens

Après une première consultation où ces “outils” pourront être utilisés, il peut y avoir un ou des examens complémentaires.

La polysomnographie

La polysomnographie (PSG) est l’examen le plus courant.

https://youtu.be/F7LdBHHpsYc

Soit à l’hôpital, soit parfois “en ambulatoire à domicile” il y a enregistrement soit une nuit seulement soit sur 24 heures des différents paramètres objectifs du sommeil. Pour cela différents appareils, encombrants peut-être, mais totalement indolores, vont être fixés sur différentes parties du corps.

L’électroencéphalogramme (EEG) est l’enregistrement électrique de nos ondes cérébrales.

Nous ne sommes ni dans la science fiction ni dans un western américain, il ne s’agit pas d’enregistrer nos pensées, mais seulement les traces électriques que produisent nos activités cérébrales au moyen d’électrodes collées sur le cuir chevelu, en gardant le scalp indemne. Il n’est donc pas inutile cependant de prévoir un bon shampoing pour la fin de la séance ! L’objectif avoué est d’analyser la structure du sommeil et la succession des différents stades. Nous savons, par exemple, que dans la narcolepsie, le sommeil paradoxal est un stade indiscipliné !

l’électro-oculogramme (EOG), grâce à des électrodes posées près des yeux, enregistre les mouvements des muscles oculaires qui sont particulièrement importants dans l’analyse du sommeil paradoxal.

Durant ce stade on trouve en effet des bouffées de mouvements oculaires en saccades qui peuvent se poursuivre quelques minutes, s’arrêter puis revenir.

l’électromyogramme (EMG) mesure l’activité musculaire.

Deux endroits sont ciblés préférentiellement le menton et les jambes.

Sans que l’on en connaisse encore parfaitement le mécanisme, les mouvements oculaires rapides s’accompagnent de petits tremblements ou de mouvements musculaires rapides et répétés. Ils entraînent des contractions à la face, au menton et aux lèvres. Ce sont donc les mouvements de la houppe du menton qui seront enregistrés. Tous les autres muscles du corps ont aussi une absence maximale de tonus. Rassurons-nous, les muscles nécessaires à la survie de nos organes essentiels continuent de fonctionner correctement.

Les électrodes des jambes permettent de repérer éventuellement des mouvements répétés régulièrement et qui peuvent être signes d’autres problèmes ou d’autres pathologies.

L’enregistrement nuit entière

Il est souvent marqué par un endormissement en sommeil paradoxal, qui peut se voir au cours de l’enregistrement de nuit ou dans la journée pendant l’examen du TILE. Il est donc suffisamment fréquent pour pouvoir être mis en évidence. Cette anomalie du sommeil narcoleptique ne se produit, en début de nuit, que lors de la première phase de sommeil paradoxal.  Les autres épisodes de la phase paradoxal se produisent normalement après un cycle de sommeil lent. Cette première phase de sommeil paradoxal est identique aux autres tant en longueur qu’en importance des mouvements oculaires, ce qui n’est pas le cas dans l’observation du sommeil chez les dépressifs. Dans les hypersomnies, le sommeil est généralement fragmenté par de nombreux éveils au cours de la nuit. A un mauvais sommeil de nuit correspond très souvent une Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence diurne accentuée.

Le Test Itératif de Latence d’Endormissement (TILE)

C’est, d’une certaine L’objectif de ce test est de mesurer la facilité et les conditions d’endormissement d’une personne, au cours de la journée dans  l’environnement d’un laboratoire de sommeil..

Il consiste, au cours de 4 ou 5 séances, à isoler la personne en position allongée tout en enregistrant son électro-encéphalogramme et d’autres constantes biologiques (rythmes cardiaque et respiratoire, mouvements musculaires et oculaires) comme pour une polysomnographie. … Si rien ne se passe durant 20 minutes l’enregistrement est arrêté : cette séance est terminée. Si la personne s’endort, au Centre de Référence Hypersomnies rares de Paris, on laisse dormir la personne 15 minutes avant de la réveiller. Dans d’autres laboratoires du sommeil, on laisse l’enregistrement continuer jusqu’à son réveil.  En théorie, la personne narcoleptique devrait s’endormir à chaque fois et, au moins 2 fois sur 5, se mettre directement en phase de sommeil paradoxal.

Entre chaque séance, la personne peut avoir des activités calmes, lectures, promenades, conversations mais il faut éviter de s’endormir.

Au final, la moyenne des temps d’endormissement est calculé. Arbitrairement, s’il n’y a pas d’endormissement la durée retenue est de 20 minutes. Sont observés aussi les stades du sommeil enregistrés durant les siestes, la présence ou non de sommeil paradoxal et sa durée éventuelle.

Le Test de Maintien de l’éveil (TME)

C’est, d’une certaine manière, le contraire du TILE.

Il est utilisé lorsque l’on veut tester les capacités à rester vigilant, pour la conduite automobile ou en médecine du travail par exemple. La consigne est donc de garder les yeux ouverts de façon consciente en luttant le plus possible contre l’envie de dormir si elle survient. Notre association, l’ANC, a contesté la fiabilité de ce test en ce qui concerne les personnes narcoleptiques car les conditions de laboratoires sont différentes des conditions de la conduite sur route. Des recherches effectuées à Bordeaux ont confirmé notre position. Des informations plus développées sont données dans un article consacré à ce sujet sur ce site.

Dans de telles conditions, le temps moyen d’endormissement pour des personnes “normalement vigilantes” est d’environ 35 minutes avec une variation de plus ou moins 8 minutes. La limite inférieure est d’environ 20 minutes. C’est pour cette raison que chacune des 4 ou 5 séances du test dure 40 minutes. Chaque session se reproduit toute les 2 heures. Si la personne s’endort le test est arrêté avant ce temps, sinon la séquence est conduite jusqu’à son terme.

L’examen de sang

L’examen de sang est une recherche des allèles chromosomiques. Ces allèles sont ceux que l’on retrouve dans la presque totalité des cas de narcolepsie, mais aussi chez 20% des personnes normales. Leur présence n’est donc pas un signe absolu de narcolepsie. Les recherches en ce domaine ne sont pas encore totalement concluantes mais ces allèles semblent bien être en rapport avec des maladies de type auto-immune comme la narcolepsie, mais aussi d’autres pathologies auto-immunes.

98% des personnes ayant à la fois narcolepsie et narcolepsie c’est à dire lorsque les critères cliniques ne sont pas très tranchés : Définitions, symptômes, causes et conséquences 

« >somnolence sans vrai accès de sommeil, pas d’endormissement évident en sommeil paradoxal … Cet examen peut être fait aussi dans un objectif de recherche.

Il faut enfin préciser que ce groupe HLA n’est pas une anomalie génétique et qu’il ne présente, en tant que tel, aucun risque pour les enfants présents ou à venir d’un couple.


Diagnostic différentiel et différentes hypersomnies

Non seulement, il faut veiller à ne pas confondre la narcolepsie, l’hypersomnie idiopathique ou le syndrome de Klein Levin entre elles mais encore il faut les distinguer d’autres formes d’hypersomnies.

Une plaquette “Outils de Dépistage et de suivi de la narcolepsie” édité par le centre de référence “hypersomnies rares”  donne un tableau dont nous nous inspirons et que nous complétons dans les renseignements suivants :

Origine possible d’une somnolence diurne excessive

Elle peut être induite ou spontanée :

origine induite

  • insuffisance de sommeil
  • consommation d’origine spontanée

    Elle peut être primaire, secondaire ou circadienne

    origine primaire (pathologies propres au sommeil)
    origine secondaire (psychiatrique)
    • Le syndrome de privation de sommeil (6% des motifs de consultation pour hypersomnolence)
    • L’hypersomnie liée à une dépression (10% des motifs de consultation pour hypersomnolence)
    • les états dépressifs s’inscrivant dans un trouble bipolaire et modifiant la structure du sommeil,
    • les états psychotiques associés à des troubles du comportement, des conduites alimentaires ou sexuelles,
    • les états névrotiques avec syndrome dépressif, lorsque l’examen clinique retrouve des traits de personnalité avec mise en scène plus ou moins théâtrale des troubles. Les facteurs déclenchants sont alors d’ordre affectif ou émotionnel.
    • les troubles anxieux.
    origine secondaire (autres pathologies)
    • origine neurologique (accident vasculaire, tumeur cérébrale – les tumeurs du III ème ventricule donnent en particulier maux de têtes, vomissements et problèmes oculaires … – maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, sclérose en plaques, …)
    • origine infectieuse (mononucléose infectieuse, encéphalite, Guillain-Barré , trypanosomiases, hépatites virales…) 
    • origine métabolique (diabète, hypoglycémie, encéphalopathie hépatique, insuffisance rénale, )
    • origine endocrinienne (hypothyroïdie ou acromégalie entraînant un SAS, grossesse, syndrome de Prader-Willi, …)
    • origine traumatique (traumatisme crânien ; l’hypersomnie post-traumatique peut se déclarer dans un délai de 6 à 18 mois, en particulier le syndrome subjectif des traumatisés crâniens,)
    • origine liée à des manifestations douloureuses nocturnes
    • origine liée à des mouvements périodiques des membres (impatience ou jambes sans repos),
    • génétiques (des familles narcoleptiques, 2% des patients)
    origine circadienne
    • Travail posté et travail de nuit
    • Décalage horaire
    • Le syndrome de retard de phase (vigilance normale l’après-midi et le soir)
    • Les “longs” dormeurs
    • Le syndrome de fatigue chronique (“alpha-delta sleep”)
    • Syndrome d’avance ou de retard de phase, Jet-Lag

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