https://bilan-post-covid.com/index.php/2021/12/27/aspirine-et-covid19/

Aspirine et Covid19

aspirine et covid19

Conclusion

L’aspirine exerce des effets pluriels qui la positionnent comme un agent pharmacologique idéal pour traiter le COVID-19. Ces effets comprennent des propriétés anti-inflammatoires, antithrombotiques et antivirales qui sont médiées par deux voies clés : l’inhibition de la kinase IKK et l’inhibition de la COX. D’autres voies non canoniques telles que l’acétylation de l’oxyde nitrique synthase endothéliale (eNOS)NOS, la protection endothéliale et la régulation positive de l’hème oxygénase-1 qui sont impliquées dans la protection contre les radicaux oxygène peuvent également jouer un rôle dans la modulation des réponses inflammatoires et prothrombotiques observées dans COVID -19. La dose optimale d’aspirine pour traiter le COVID-19 dépend de manière critique de l’état de la maladie. Chez les patients hospitalisés pour COVID-19, L’aspirine à haute dose facilement disponible (325 mg/jour) en plus d’autres médicaments standard peut atténuer une inflammation élevée et un risque thrombotique. Les effets de l’aspirine peuvent être renforcés par l’administration d’aérosols au poumon qui est l’organe clé endommagé par COVID-19. La formulation inhalée avec des effets rapides peut être une stratégie efficace pendant le cours initial critique de la maladie, mais des études sont en cours avec ces formulations. Pour un traitement à long terme dans un scénario post-COVID-19, 325 mg par jour peuvent être utilisés pour prévenir les événements thrombotiques récurrents. D’autres études cliniques sont nécessaires pour étayer cette suggestion. Cependant, une faible dose (75 à 162 mg/jour) n’est pas optimale pour atténuer l’inflammation élevée et la fonction plaquettaire, comme cela a été démontré dans des études pharmacodynamiques récentes. Donc, l’aspirine à faible dose peut ne pas être associée à des avantages cliniques significatifs. Le risque hémorragique élevé associé à une dose plus élevée d’aspirine peut être une limitation majeure. COVID-19 est une maladie hypercoagulable avec un risque de saignement plus faible, les résultats nets peuvent favoriser l’atténuation du risque thrombotique. Dans le récent essai prospectif ROCOVERY, l’utilisation d’aspirine était associée à un risque hémorragique élevé. Il existe de nombreuses limites à cette étude discutées précédemment et les résultats de l’étude n’ont pas encore été publiés dans une revue à comité de lecture. l’utilisation d’aspirine était associée à un risque hémorragique élevé. Il existe de nombreuses limites à cette étude discutées précédemment et les résultats de l’étude n’ont pas encore été publiés dans une revue à comité de lecture. l’utilisation d’aspirine était associée à un risque hémorragique élevé. Il existe de nombreuses limites à cette étude discutées précédemment et les résultats de l’étude n’ont pas encore été publiés dans une revue à comité de lecture.

Étant un médicament largement disponible et peu coûteux avec de multiples avantages prouvés, l’aspirine peut être exploitée dans le monde, en particulier dans les communautés mal desservies et les régions reculées du monde, pour lutter contre la pandémie de COVID-19 en cours. De plus, en n’étant pas influencée par la mutagenèse virale dans ses mécanismes d’action uniques, l’aspirine tient la promesse d’être un puissant allié dans la lutte contre notre nouvel ennemi et les autres virus qui suivront certainement.

Baisse du QI chez les patients infectés

Les personnes contaminées auraient un déficit de mémoire et plus de mal à résoudre des problèmes.


  •  Publié le 08.08.2021 à 10h30


L’ESSENTIEL

  • Ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés.
  • Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées.

La Covid-19 n’épargne pas le cerveau des patients contaminés. C’est notamment parce que le virus affecte les neurones qu’il provoque la perte d’odorat, des maux de tête ou encore des AVC. Dans une nouvelle étude, parue le 22 juillet dernier dans la revue The Lancet, des chercheurs britanniques suggèrent qu’une infection entraîne même une baisse du QI.

Un QI à long terme endommagé

Les chercheurs ont testé le QI de 81 337 britanniques entre les mois de janvier et de décembre 2020. Parmi les participants, environ 13 000 ont contracté la Covid-19. Pour tester le quotient intellectuel des volontaires, les scientifiques leur ont fait passer des examens pour évaluer leur mémoire, leur raisonnement et leur capacité à résoudre des problèmes. Ce test, de trente minutes, est disponible directement en ligne.

Les résultats ont montré que ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés. Les auteurs de l’étude ont déclaré que davantage de travail devait être fait pour prouver le lien entre Covid et l’intelligence, car la plupart des gens n’avaient pas fait tester leur QI avant d’avoir le virus. Cependant, ils ont effectué des imageries cérébrales permettant de soutenir l’hypothèse selon laquelle le QI à long terme d’une personne peut être endommagé par Covid. 

Un déficit important chez les patients hospitalisés

Cette découverte fait craindre que la Covid-19 puisse avoir des impacts cognitifs à long terme, de la même manière que les effets durables des accidents vasculaires cérébraux ou des micro-hémorragies sur le cerveau. “Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées, affirment les chercheurs. Des études antérieures chez des patients hospitalisés atteints d’une maladie respiratoire démontrent non seulement des déficits cognitifs objectifs et subjectifs, mais suggèrent qu’ils subsistent pour certains lors d’un suivi de cinq ans.”

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2589-5370%2821%2900324-2

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/36998-Covid-19-baisse-QI-personnes-infectees

Le ou La Covid

« Le » ou « la » Covid ? Les Français semblent avoir tranché

 

Covid-19… Ce nom est désormais sur toutes les lèvres. Et employé à toutes les sauces. Lorsqu’il est apparu en février 2019 par le biais de l’OMS qui nommait ainsi l’épidémie qui s’abattait sur la planète, il a aussitôt été genré au masculin. Certains diront que c’est par confusion avec le coronavirus, mais on peut aussi noter que c’est une tendance naturelle en français pour les mots se terminant par un D.

Mais voilà que l’Académie française, gardienne sourcilleuse du bon usage de la langue française, contre-attaque, trois mois plus tard, et se prononce en faveur de l’usage du féminin puisqu’il s’agit d’une maladie : il faut désormais parler de « la Covid-19 ». Lui emboîtant le pas, les autorités se sont très vite alignées sur cet usage – jusqu’à Emmanuel Macron en fin d’année 2020. 

L’affaire semblait donc entendue. Enfin, pas tout à fait. Un sondage Ifop, réalisé pour le magazine littéraire en ligne Ernest, et publié ce jeudi, montre que l’usage l’emporte sur la norme : en effet, la majorité des Français dit  « le » Covid. Pour autant, ils sont aussi plus nombreux à estimer qu’il faudrait dire « la ». Paradoxe ? Pas si sûr…

56% des Français emploie le masculin

Dans la pratique, 56% des Français déclarent genrer le mot « Covid » au masculin, contre seulement 19% au féminin… et 25% s’efforcent de ménager la chèvre et le chou, en déclarant utiliser indifféremment « le » ou « la » Covid. L’Ifop note un clivage générationnel dans cette pratique. Trois quarts des moins de 35 ans (75 %) privilégient le masculin, contre 50% chez leurs aînés. Dans la théorie, le féminin est cependant réputé correct pour… la majorité également ! En effet, 57% suivent la recommandation de l’Académie française et déclarent que, selon eux, « Covid » n’est correct qu’au féminin, contre 23% pour le masculin… et 20% estiment, à l’instar du Robert, que les deux genres sont valables.

Ce paradoxe « montre l’attachement particulier des Français à connaître les ‘règles’ de la langue, sans pour autant les appliquer strictement lorsque celles-ci sont en décalage manifeste avec l’usage », note Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études au pôle Opinion de l’Ifop. « En dépit d’une coexistence des deux genres de ‘Covid’ dans la sphère médiatique, avec d’un côté des quotidiens nationaux restés sur le masculin issu de l’usage initial et, de l’autre, les autorités ayant opté pour le féminin depuis plusieurs mois, les Français ne se sont pas divisés sur la question. Plutôt que de constituer deux blocs d’importance égale, ils disent toujours majoritairement ‘le’ tout en croyant dans la normativité du ‘la' », précise-t-il. 

Usage contre norme

Les tenants du masculin le justifient principalement par l’usage : parce qu’il était en vigueur au tout début de la pandémie (critère déterminant pour 38%), parce qu’il paraît plus « naturel » par sa sonorité (31%) ou son genre aligné sur celui de « coronavirus » (29%).  C’est la politique du « premier arrivé, premier servi », commente l’Ifop. 

Chez les partisans du féminin, on valorise plutôt la norme, indique l’étude : « la » Covid parce que « l’Académie a dit » (26%) ou par l’argument linguistique mis en avant par l’institution (25%). Le fait que des autorités (20%), notamment Emmanuel Macron depuis fin 2020, ou des médias (17 %) emploient le féminin arrive un peu plus loin. Ce qui amène Jean-Philippe Dubrulle à conclure que « près d’un an après le début de la crise sanitaire, ni l’usage ni la norme n’ont triomphé de l’autre. Or, en pareil cas, c’est l’usage qui gagne ».