Lien entre Covid Long et Métabolisme Cérébral

Hypométabolisme cérébral du 18 F-FDG par TEP chez les patients atteints de COVID long
E. Guedj ,JY Campion ,P. Dudouet ,E. Kaphan ,F. Bregeon ,H. Tissot-Dupont ,S. Guis ,F. Barthélemy ,P. Habert ,M. Ceccaldi ,M.Million ,D.Raoult ,S.Cammilleri &C.Eldin
Journal européen de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire le volume 48 , pages2823–2833 ( 2021 ) Citer cet article
Résumé
But
Dans le contexte de l’épidémie mondiale de coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), certains patients signalent des troubles fonctionnels après une guérison apparente du COVID-19. Cette présentation clinique a été qualifiée de « COVID longue ». Nous présentons ici une analyse rétrospective de 18 TEP cérébrales F-FDG de patients COVID longs du même centre avec un diagnostic biologiquement confirmé d’infection par le SRAS-CoV-2 et des plaintes fonctionnelles persistantes au moins 3 semaines après l’infection initiale.

Méthodes
Les scans TEP de 35 patients atteints de COVID long ont été comparés à l’aide d’une analyse basée sur les voxels du cerveau entier à une base de données locale de 44 sujets sains contrôlés pour l’âge et le sexe afin de caractériser l’hypométabolisme cérébral. La pertinence individuelle de ce profil métabolique a été évaluée pour classer les patients et les sujets sains. Enfin, les anomalies TEP étaient exploratoires par rapport aux caractéristiques et plaintes fonctionnelles des patients.

Résultats
Par rapport aux sujets sains, les patients atteints de COVID long présentaient un hypométabolisme bilatéral dans le gyrus rectal/orbital bilatéral, y compris le gyrus olfactif ; le lobe temporal droit, comprenant l’amygdale et l’hippocampe, s’étendant jusqu’au thalamus droit ; le tronc cérébral pons/medulla bilatéral ; le cervelet bilatéral ( p -voxel < 0,001 non corrigé, p -cluster < 0,05 FWE corrigé). Ces clusters métaboliques étaient hautement discriminants pour distinguer les patients des sujets sains (classification correcte à 100%). Ces clusters d’hypométabolisme étaient significativement associés à des plaintes fonctionnelles plus nombreuses (tronc cérébral et clusters cérébelleux), et tous associés à la survenue de certains symptômes (hyposmie/anosmie, mémoire/troubles cognitifs, douleur et insomnie) (p  < 0,05). Dans une analyse plus préliminaire, le métabolisme du cluster frontal qui comprenait le gyrus olfactif était plus mauvais chez les 7 patients traités par des médicaments ACE pour l’hypertension artérielle ( p  = 0,032), et meilleur chez les 3 patients qui avaient utilisé un spray décongestionnant nasal à le stade infectieux ( p  < 0,001).

Conclusion
Cette étude démontre un profil d’hypométabolisme cérébral de la TEP chez des patients COVID longs avec un SRAS-CoV-2 biologiquement confirmé et des plaintes fonctionnelles persistantes plus de 3 semaines après les symptômes initiaux de l’infection, impliquant le gyrus olfactif et les régions limbiques/paralimbiques connectées, étendues au tronc cérébral et le cervelet. Ces hypométabolismes sont associés aux symptômes des patients, avec une valeur de biomarqueur pour identifier et éventuellement suivre ces patients. L’hypométabolisme du cluster frontal, qui comprenait le gyrus olfactif, semble être lié aux médicaments ACE chez les patients souffrant d’hypertension artérielle, avec également un meilleur métabolisme de cette région olfactive chez les patients utilisant un spray décongestionnant nasal, suggérant un rôle possible des récepteurs de l’ECA comme porte d’entrée olfactive de ce neurotropisme

Baisse du QI chez les patients infectés

Les personnes contaminées auraient un déficit de mémoire et plus de mal à résoudre des problèmes.


  •  Publié le 08.08.2021 à 10h30


L’ESSENTIEL

  • Ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés.
  • Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées.

La Covid-19 n’épargne pas le cerveau des patients contaminés. C’est notamment parce que le virus affecte les neurones qu’il provoque la perte d’odorat, des maux de tête ou encore des AVC. Dans une nouvelle étude, parue le 22 juillet dernier dans la revue The Lancet, des chercheurs britanniques suggèrent qu’une infection entraîne même une baisse du QI.

Un QI à long terme endommagé

Les chercheurs ont testé le QI de 81 337 britanniques entre les mois de janvier et de décembre 2020. Parmi les participants, environ 13 000 ont contracté la Covid-19. Pour tester le quotient intellectuel des volontaires, les scientifiques leur ont fait passer des examens pour évaluer leur mémoire, leur raisonnement et leur capacité à résoudre des problèmes. Ce test, de trente minutes, est disponible directement en ligne.

Les résultats ont montré que ceux qui se remettent du virus ont trouvé la résolution de problèmes, la planification et le raisonnement plus difficiles, que ceux qui n’ont jamais été infectés. Les auteurs de l’étude ont déclaré que davantage de travail devait être fait pour prouver le lien entre Covid et l’intelligence, car la plupart des gens n’avaient pas fait tester leur QI avant d’avoir le virus. Cependant, ils ont effectué des imageries cérébrales permettant de soutenir l’hypothèse selon laquelle le QI à long terme d’une personne peut être endommagé par Covid. 

Un déficit important chez les patients hospitalisés

Cette découverte fait craindre que la Covid-19 puisse avoir des impacts cognitifs à long terme, de la même manière que les effets durables des accidents vasculaires cérébraux ou des micro-hémorragies sur le cerveau. “Les déficits étaient d’une ampleur d’effet considérable pour les personnes qui avaient été hospitalisées, affirment les chercheurs. Des études antérieures chez des patients hospitalisés atteints d’une maladie respiratoire démontrent non seulement des déficits cognitifs objectifs et subjectifs, mais suggèrent qu’ils subsistent pour certains lors d’un suivi de cinq ans.”

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2589-5370%2821%2900324-2

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/36998-Covid-19-baisse-QI-personnes-infectees

Mémoire à court terme

Qu’est-ce que la Mémoire à court-terme?

La Mémoire à court-terme (MCT) peut être définie comme le mécanisme de mémoire qui nous permet de retenir une quantité d’information limitée durant une courte durée. La Mémoire à court-terme retient de manière temporaire une information analysée, aussi bien si celle-ci est effacée ou envoyée à la mémoire à long terme. Par delà, la mémoire à court-terme a deux propriétés principale : une capacité limité et une durée déterminée.

  • Capacité de la mémoire à court-terme : Si on vous demande de mémoriser une série de 10 chiffres, il est fort probable que vous ne vous souveniez que de 5 à 9 chiffres. C’est dû au fait que la quantité d’information que peut retenir la mémoire à court-terme est de 7 éléments, et peut varié de 2 de moins à 2 de plus. Naturellement, la capacité de la MCT est légèrement variable, c’est pourquoi il existe des personnes qui ont une capacité plus grande ou plus petite. La quantité d’information peut également varier selon le matériel que vous devez mémoriser (elle peut être affectée selon la longueur des mots, l’importance émotionelle des stimuli…). Par ailleurs, si l’information est regroupée, la quantité d’élèments que nous pouvons mémoriser augmente. Par exemple, au moment de mémoriser un numéro de téléphone, nous pouvons regrouper les numéros par deux ou trois.
  • Durée de la mémoire à court-terme : La durée que nous pouvons retenir les numéros ou l’information n’est pas indéterminée. Notre mémoire à court-terme peut retenir l’information jusqu’à 30 secondes. Cependant, nous pouvons allonger la durée que l’information se trouve dans notre MCT si nous répétons sans nous arrêter cette dernière ou si nous lui donnons un sens (par exemple, identifier comme le numéro Pi l’ensemble des numéros “3 – 1 – 4 – 1 – 5 – 9…”).

La Mémoire à court-terme agit comme une des portes d’accès à la mémoire à long terme, ou comme un « entrepôt » qui nous permet de retenir des informations dont nous n’aurons pas besoin dans le futur, mais dont nous avons besoin à ce moment précis. Par conséquent, l’endommagement de la MCT peut rendre plus difficile l’acquisition de nouveaux souvenirs pour la mémoire à long terme.

S’il existe des dommages exclusivement au niveau de la mémoire à court-terme, nous perdrons la capacité à retenir des informations durant le bref instant où nous utilisons cette capacité. Par delà, nous ne pourrons pas comprendre des phrases longues et par conséquent perdrons le fil de la conversation.

La mémoire à court-terme et sa relation avec d’autres types de mémoire

Lorsque nous parlons de mémoire, nous avons tendance à penser aux souvenirs et à notre expérience, cependant la mémoire regroupe beaucoup plus de procédés. Généralement, nous distinguons quatre mécanisme de mémoire qui sont relativement indépendants les uns des autres :

  • Mémoire sensorielle: Elle retient, durant un très court instant, les stimuli sensoriels qui ont déjà disparu, pour les traiter et les envoyer à la MCT.
  • Mémoire à court-terme (MCT): Elle retient une quantité d’informations limitée durant une courte durée.
  • Mémoire de travail: C’est un processus actif qui permet de manipuler et de travailler avec l’information retenue dans la MCT.
  • Mémoire à long terme (MLT): Elle retient une quantité virtuellement infinie d’informations, dont une partie provient de la MCT, et ceci durant une durée indéterminée.

Par delà, l’information peut passer par différentes étapes jusqu’au moment où elle est finalement stockée ou oubliée:

  • Nous percevons l’information, qui passe à travers la mémoire sensorielle (nos sens).
  • A partir de là, elle arrive à notre mémoire à court-terme, où elle est retenue durant un court instant.
  • Il arrive que l’information doive être manipulée (ordonnée, par exemple), c’est là qu’intervient notre mémoire de travail. Cette étape n’est pas toujours systématique.
  • Lors de la dernière étape, notre cerveau doit décider si l’information est pertinente et doit être retenue ou si elle n’a pas d’importance et doit être oubliée. Si l’information est importante, le souvenir sera stocké dans notre mémoire à long terme.

Par ailleurs, si la mémoire à court-terme se voyait endommagée, cela affecterait les systèmes de mémoire qui dépendent de celle-ci, comme la mémoire de travail et la mémoire à long terme. Si nous ne sommes pas capable de retenir des informations dans la mémoire à court-terme, la mémoire de travail ne pourra pas utiliser ladite information. Par rapport à la mémoire à long terme, la génération de nouveaux souvenirs se verrait affectée, étant donné que le passage de l’information de la MCT à la MLT serait endommagé. Toutefois, il serait possible de récupérer des souvenirs d’ores et déjà formés de la mémoire à long terme.

Exemples de mémoire à court-terme

  • Pour comprendre une phrase longue lors d’une conversation, vous avez besoin de vous souvenir du début de la phrase pour comprendre la fin de celle-ci. La mémoire à court-terme nous permet de retenir temporairement le début d’une phrase. Une fois que nous avons compris l’information, nous n’avons plus besoin de mémoriser le début de la phrase, c’est pourquoi nous oublions les mots précis utilisés.
  • Lorsque nous lisons, notre mémoire à court-terme agit de manière identique à l’exemple présenté antérieurement. Nous avons besoin de retenir le début d’une phrase écrite pour comprendre la fin. Une phrase longue et complexe sera beaucoup plus difficile à comprendre qu’une phrase courte et simple. Par delà, dans le secteur scolaire, il est très important d’avoir une bonne mémoire à court-terme, car celle-ci est essentielle pour une bonne compréhension de ce que nous lisons, ce qui est fondamentale pour avoir de bons résultats académiques.
  • Lorsque quelqu’un nous donne un numéro de téléphone, le temps qui passe entre le moment où nous écoutons le numéro et où nous prenons note de celui-ci, nous utilisons notre mémoire à court-terme.
  • De manière générale, les processus de création de souvenirs à long terme requiert au préalable l’utilisation de la mémoire à court-terme. Par conséquent, lorsque nous essayons d’apprendre une leçon, mémoriser un mot de passe ou encore des vers d’un poème, nous utilisons notre mémoire à court-terme.

Pathologies et troubles associés à la mémoire à court-terme

Si les différents types de mémoire n’étaient pas indépendants, si l’un d’entre eux était défecteux, il le serait tous. Heureusement, le cerveau dédit différentes parties à chacun des types de mémoire. Par delà si la MLT est affectée, celle-ci ne devrait pas affecter la MCT. Généralement, tous les types de mémoire travaillent ensemble et il serait compliqué de savoir où commence l’un et où finit l’autre. En revanche, lorsque l’un d’entre eux est endommagé, notre cerveau ne peut pas mener à bien sa fonction, ce qui entraîne des conséquences irréparables sur notre quotidien.

L’altération de la mémoire à court-terme peut réduire aussi bien le temps que la quantité d’élément que celle-ci gère généralement. Par conséquent, si l’altération est légère, nous pourrons peut-être retenir moins d’informations durant moins de temps, ce serait donc un endommagement « peu visible ». En revanche, si l’altération est grave, la fonction de la MCT pourrait être inutilisable, entraînant ainsi des conséquences significatives.

La mémoire à court-terme peut être endommagée de plusieurs manières. On a remarqué que la MCT est altérée de manière modérée dans le cas de la maladie d’Alzheimer, alors que la MLT est beaucoup plus endommagée par cette maladie. On a également signalé l’importance de la mémoire à court-terme pour les cas de dyslexie, en effet le fait d’avoir des difficultés pour stocker des informations phonologiques peut engendrer des problèmes pour apprendre à lire. Par ailleurs, la consommation de marihuana est un autre facteur qui peut affecter l’intégrité de la MCT. La lésion cérébrale dûe à un ictus ou à un traumatisme crânien peut également altérer la mémoire à court-terme.

Comment pouvons-nous mesurer et évaluer la mémoire à court-terme?

La mémoire à court-terme intervient dans la majorité des activités de notre quotidien. Le fait que nous puissions interagir correctement avec les personnes qui nous entourent et notre environnement dépend directement de notre mémoire à court-terme. Par delà, évaluer notre mémoire à court-terme et connaître son état peut s’avérer une grande aide à de nombreux niveaux : dans le milieu scolaire (cela nous permettra de savoir si l’enfant aura des difficultés pour apprendre à lire ou à comprendre des phrases longues et complexes), dans le domaine de la santé (pour savoir s’il faut donner des instructions plus simples aux patients ou pour savoir s’ils vont avoir des problèmes pour générer de nouveaux souvenirs) ou encore dans le domaine professionnel (la mémoire à court-terme peut servir d’indicateur de facilité, facilité avec laquelle nous recevrons et travaillerons avec des ordres/instructions complexes).

Les tests offerts par CogniFit pour évaluer la mémoire à court-terme sont inspirés des tests de chiffres chiffres en ordre direct et inverse de la WMS (Wechsler Memory Scale), du CPT (Continuous Performance Test), du TOMM (Memory Malingering) y de la TOL (Tour de Londres). En plus de mesurer la mémoire à court-terme, ces tests servent également à mesurer la perception spatiale, la planification, la vitesse de traitement et la mémoire de travail.

  • Test de Séquence WOM-ASM: Une série de boules avec différents numéros apparaîssent à l’écran. Vous devrez mémoriser la série de numéros pour pouvoir les répéter a posteriori. Tout d’abord, la série sera composée d’un seul numéro, puis augmentera progressivement jusqu’à ce que vous fassiez une erreur. Vous devrez reproduire chaque série de numéros après chaque présentation.
  • Test de Concentration VISMEN-PLAN: Vous verrez apparaître des stimuli à l’écran, répartis de manière alternative. En suivant un certain ordre, les stimuli s’illumineront au moment où un son sera émi jusqu’à ce que vous finissiez la série. Lors de la présentation, vous devrez prêter attention aussi bien aux sons qu’aux images illuminées. Lorsque ce sera votre tour, vous devrez vous souvenir de l’ordre de présentation des stimuli.

Comment réhabiliter ou améliorer la mémoire à court-terme?

La mémoire à court-terme peut être entraînée et amélioré, tout comme les autres habiletés cognitives. Chez CogniFit, nous vous offrons la possibilité d’y arriver de manière professionnelle.

La réhabilitation de la mémoire à court-terme se base sur la plasticité cérébrale. CogniFit offre une batterie d’exercices cliniques conçus pour réhabiliter les problèmes de MCT ainsi que ceux d’autres fonctions cognitives. Le cerveau et ses connexions de neurones se renforcent lorsqu’ils utilisent ces fonctions qui dépendent d’eux. Par delà, si nous entraînons régulièrement notre mémoire à court-terme, les connexions cérébrales des structures impliquées seront plus fortes. Ainsi que lorsque nous devons utiliser notre mémoire à court-terme, les connexions seront plus rapides et plus efficaces ce qui améliorera notre capacité.

CogniFit est composé d’une équipe de profesionnels spécialisée dans l’étude de la plasticité synaptique et la neurogenèse. Cela a permis de créer un programme de stimulation cognitive personnalisé selon les besoins de chaque utilisateur. Ce programme commence par une évaluation précise de la mémoire à court-terme ainsi que d’autres fonctions cognitives fondamentales. Selon les résultats obtenus lors de l’évaluation, le programme de stimulation cognitive de CogniFit offre de manière automatique un entraînement cognitif personnalisé afin de renforcer la mémoire à court-terme ainsi que d’autres fonctions cognitives considérés nécessaires après l’évaluation.

Un entraînement adapté et constant est indispensable pour améliorer la mémoire à court-terme. CogniFit dispose d’outils pour évaluer et réhabiliter cette capacité afin d’optimiser au maximum cette fonction cognitive. Pour une bonne stimulation, nous recommandons un entraînement de 15 minutes par jour et ceci deux à trois fois par semaine.

Vous pouvezaccéder au programme de stimulation cognitive de CogniFit via internet. Il existe une grande variété d’activités intéractives sous forme de jeux amusants, lesquels peuvent être réalisés sur ordinateur. Après chaque séance, CogniFit présentera l’avancée de l’état cognitif sur un graphique.

Déficits cognitifs chez les survivants du COVID-19

Résumé (the Lancet 22 juillet 2021)

DOI : https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2021.101044

Fond

Les conséquences cognitives possibles du COVID-19 sont de plus en plus préoccupantes, avec des rapports de symptômes de « Long COVID » persistant dans la phase chronique et des études de cas révélant des problèmes neurologiques chez les patients gravement touchés. Cependant, il existe peu d’informations sur la nature et la prévalence plus large des problèmes cognitifs post-infection ou à travers la propagation complète de la gravité de la maladie.

Méthodes

Nous avons cherché à confirmer s’il existait une association entre les données de performance cognitive transversale de 81 337 participants qui, entre janvier et décembre 2020, ont effectué une évaluation optimisée pour le Web et validée cliniquement dans le cadre du Great British Intelligence Test, et les éléments du questionnaire capturant l’auto-évaluation de Infection au COVID-19 suspectée et confirmée et symptômes respiratoires.

Résultats

Les personnes qui s’étaient remises de COVID-19, y compris celles qui ne signalaient plus de symptômes, présentaient des déficits cognitifs importants par rapport aux témoins lors du contrôle de l’âge, du sexe, du niveau d’éducation, du revenu, du groupe racial-ethnique, des troubles médicaux préexistants, de la fatigue, de la dépression et de l’anxiété . Les déficits étaient d’une taille d’effet substantielle pour les personnes qui avaient été hospitalisées ( N  = 192), mais aussi pour les cas non hospitalisés qui avaient une confirmation biologique de l’infection au COVID-19 ( N  = 326). L’analyse des marqueurs de l’intelligence prémorbide n’a pas confirmé la présence de ces différences avant l’infection. Une analyse plus fine des performances à travers les sous-tests a soutenu l’hypothèse que COVID-19 a un impact multi-domaine sur la cognition humaine.

Interprétation

Interprétation. Ces résultats concordent avec les rapports de symptômes cognitifs de « Long Covid » qui persistent dans la phase chronique précoce. Ils devraient servir d’appel à des recherches supplémentaires avec des cohortes longitudinales et de neuroimagerie pour tracer des trajectoires de récupération et identifier la base biologique des déficits cognitifs chez les survivants du SRAS-COV-2.

Le financement

Le financement. AH est soutenu par le UK Dementia Research Institute Care Research and Technology Center et le Biomedical Research Centre de l’Imperial College de Londres. WT est soutenu par le Centre EPSRC de formation doctorale en neurotechnologie. Le SRC est financé par une bourse clinique Wellcome Trust 110 049/Z/15/Z. JMB est soutenu par le Medical Research Council (MR/N013700/1). MAM, SCRW et PJH sont, en partie, soutenus par le National Institute for Health Research (NIHR) Biomedical Research Center à South London et Maudsley NHS Foundation Trust et King’s College London